Deux mois plus tard et un constat

Musée d'Histoire de l'Homme de Lyon

Musée d’Histoire de l’Homme de Lyon

 Au bout de deux mois, et toujours pas d’articles, je me suis rendu compte à quel point ce que je disais dans le premier billet est véritable. Que je vous explique l’année qui se déroule, en quoi elle est particulière.

Au semestre 1 du master histoire recherche dans lequel je suis, j’avais des cours, CM uniquement et pas de TDs : fait étrange lorsque l’on sort de la licence. Le rythme des cours était agréable, 8 à 11h de cours par semaine, évaluation sur dossier de 8 à 50 pages… Des cours qui prennent du temps en termes de travail mais pas en termes de temps à la faculté.

Mais voilà, passer de 18h en licence à 8-11h au semestre 1 à la fac, c’est déjà un grand pas. Alors imaginez passer à 0h le semestre 2. Effectivement, je n’ai pas cours au semestre 2. Je ne suis pas allé à la fac pour un cours depuis les vacances de Noël, soit en 2014. Ceci est extrêmement perturbant : se retrouver sans repères est déstabilisant. Mais quoi encore ? Je me plains alors que je n’ai pas cours ? Oui, et je le revendique.

Je suis dans un master recherche où tant mes camarades que moi, n’avons pas eu de cours de méthode pour la recherche historique. Autant dire que l’on fait des recherches sans savoir comment nous devons la faire. Selon les dires de nos professeurs, cela a pour but de nous former par nous mêmes. Bon, très bien. Mais il y a des incohérences. En effet, dans moins d’une semaine, nous avons un oral, avec appui et commentaires sur diaporama, sur la méthode que nous avons utilisée, les problèmes auxquels nous nous sommes confrontés, l’avancée de nos travaux, ainsi que l’étude de nos bibliographies et sources respectives. Ok. C’est une bonne chose. Mais cela arrive très tardivement. Les oraux se tiennent sous trois jours la semaine prochaine, soit la semaine du 20 mai. A mon avis, cela aurait dû être fait bien avant. Mais bref.

Cet oral, l’on peut dire que c’est une chose aisée à la base. Pour autant, parti confiant, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas si simple. Le power point ne devant pas être une simple illustration-redite de ce que l’on présente à l’oral, il faut réussir à l’articuler avec le propos comme un enchaînement logique entre le discours et le visuel. La prise de conscience a été importante ici, au moment de préparer l’oral puisque j’ai compris que nous ne sommes effectivement plus en licence : rappelez-vous vos diaporamas, s’il y avait, de licence où notre propos était repris par le diapo où était présent le plan. Nouvel exercice ici, de conjuguer les deux.

Autre problème, faire apparaître clairement la bibliographie et les sources. A première vue, rien de compliqué… et pourtant ! Organiser sa bibliographie est quelque chose de fondamental. J’y reviendrai plus en détails dans un autre billet mais rapidement, quelques mots. Cela consiste en organisation de sa pensée. Lorsqu’on lit une bibliographie, on se rend compte des manques, de ce que l’on a le plus approffondi, ce que l’on a oublié ainsi que l’organisationd de sa pensée comme je le disais. Organisation de la pensée ? Qu’entends-je par là ? Une bibliographie est comme une bibliothèque que l’on range sur un même sujet. Il faut donc classer les livres, articles selon un ordre précis et correct. De plus, il faut pouvoir justifier la classification, et ce n’est pas une chose facile. Autre point, une bibliographie en soit ce n’est « que » du rangement, pour autant, le rangement est extrêmement précis : virgule, point, italique, gras, majuscule, page, date… L’erreur est vite arrivée.

Sur la question des sources, les problèmes sont similaires. Mais surtout, lorsque l’on pose clairement les sources à l’écrit, tout un chacun peut se rendre compte de sa matière première. Cela est fondamental. Voir ses sources classées permet de comprendre ce que l’on a fait, ce qu’il reste à faire et les directions que l’on a prises.

Je constate de plus en plus les effets positifs de cet oral ; mais je regrette que son échéance soit si tardive. Cet oral aurait pu être plus tôt pour recadrer les étudiants dans leur sujet, faire émerger des problématiques, etc. Mais bon. L’oral est dans une semaine, il est prêt, il n’attend qu’à se présenter à la promotion et aux deux professeurs qui l’évalueront.

Maintenant il faut passer à l’oral de fond, avec le directeur de mémoire, en juin.

Tout cela pour dire que le manque d’encadrement n’est pas un bien en soit. En effet, ne pas avoir cours suppose de savoir organiser son temps pour avancer sur son mémoire chaque jour, chaque semaine. Dans la grande majorité, nous n’y parvenons pas. C’est pourquoi 5 personnes, à ma connaissance actuelle, ont arrêté le master. C’est pour cela aussi, que nous nous sommes organisés en groupe de travail à 7 personnes pour s’entreaider, se dire les actualités, parler tout simplement de nos avancées, de nos problèmes… autrement, cela n’est pas viable.

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Le sens de ce blog

Changer de blog n’est désormais plus un fait nouveau. En effet, Mémoire d’histoire est le troisième site sur lequel je me rends pour développer mes pérégrinations. Après deux autres sites centrés sur la CPGE en A/L puis un sur la fin de la CPGE et la troisième année de licence, il m’a semblé bon de me lancer dans cet ouvrage. Mais pourquoi ?

Les raisons à ce blog sont diverses et variées. Deux points retiendront néanmoins l’attention. Le premier, vaste sujet personnel, concerne tout simplement une dynamique d’ensemble pour le mémoire. En effet, je n’ai plus cours au s2 de mon M1 – je l’expliquerai ultérieurement dans un article – et il est très difficile de se mettre correctement au travail. De fait, ce site serait, ou plutôt, sera un moyen, je l’espère, efficace pour mettre en oeuvre ce mémoire. Je tiens à m’engager sur la publication continue d’articles, si j’ai une expérience à apporter, sur la thématique du mémoire de recherche, et plus particulièrement le mémoire d’histoire. Ajoutons à cela une autre dynamique de groupe, qui est celle de la méthode, des problèmes rencontrés. Je le dis de façon brute mais… je n’ai pas de cours de méthodologie. Je crois alors fermement qu’il est bon d’échanger entre nous pour comprendre les méthodes des uns et des autres afin de pallier à nos erreurs – du moins, à mes erreurs qui doivent certainement être légion.

 

Un site que j’espère tenir comme il se doit et qui, je l’espère intimement, sera un lieu de partage pour les personnes intéressées.